Un monde qui n’existe pas encore, des règles que le lecteur doit comprendre sans qu’on les lui explique, des personnages qui évoluent dans un univers aux codes différents du nôtre… Écrire de l’imaginaire demande une maîtrise particulière de la narration et une attention constante à la cohérence. Autrice et correctrice freelance, je sais ce que représente le fait de construire une histoire et de la mener jusqu’à sa publication. Pour ton roman de fantasy, fantastique ou de science-fiction et tous les sous-genre de la littérature de l’imaginaire, je porte un double regard sur ton texte : celui de la professionnelle de la langue et celui de l’autrice. Mon objectif : corriger ce qui doit l’être, fluidifier la lecture et préserver ton univers, ta voix et tout ce qui rend ton histoire unique.
Créer un univers ne consiste pas simplement à donner un nom inédit à une ville ou à imaginer une créature étrange.
Selon ton histoire, tu peux devoir construire une géographie, une histoire, des peuples, des cultures, des croyances, des systèmes politiques, des technologies, des langues, des rapports de pouvoir ou encore des règles de magie.
Et tout cela doit donner l’impression d’avoir toujours existé.
Le lecteurice ne doit pas nécessairement connaître chaque détail de ton univers. En revanche, ce qu’iel découvre doit être suffisamment cohérent pour qu’iel puisse y croire.
C’est cette cohérence interne qui permet à un univers imaginaire de devenir crédible.
Fantasy, fantastique et science-fiction sont parfois réduits à leur dimension spectaculaire : magie, créatures, mondes futurs, voyages dans l’espace ou phénomènes inexplicables.
Pourtant, l’imaginaire permet aussi d’explorer des sujets profondément humains.
Le pouvoir, la liberté, la famille, le deuil, la différence, la guerre, l’identité, les rapports sociaux, les dérives technologiques, la peur, l’écologie ou encore les conséquences de nos choix peuvent être au cœur d’un roman d’imaginaire.
Changer le monde dans lequel évoluent les personnages permet aussi de parler du nôtre autrement.
Imaginer un autre monde peut être une manière d’interroger la réalité.
Un univers particulièrement travaillé ne suffit pas à faire fonctionner un roman.
Les lecteurices ne s’attachent pas uniquement à une carte, à un système de magie ou à une technologie futuriste. Ils s’attachent à des personnages, à leurs choix, à leurs conflits et à ce qu’ils risquent de perdre.
L’univers doit trouver sa place dans le récit sans prendre le dessus sur lui.
Une explication trop longue peut ralentir une scène. À l’inverse, une information essentielle passée sous silence peut rendre une situation difficile à comprendre.
La correction permet notamment de repérer ces moments où la lecture devient moins fluide, sans pour autant imposer une manière unique de raconter ton monde.
Dans un roman de l’imaginaire, les incohérences peuvent prendre des formes particulières.
Un personnage possède une capacité à un moment du récit et semble l’avoir oubliée quelques chapitres plus tard. Une règle de magie fonctionne d’une certaine manière avant de changer sans explication. Une distance entre deux lieux semble varier selon les scènes. Un objet important apparaît alors qu’il n’a jamais été introduit.
Pris séparément, ces détails peuvent sembler insignifiants.
Pourtant, lorsqu’ils s’accumulent, ils peuvent sortir lea lecteurice de ton histoire.
Les règles que tu crées doivent rester crédibles.
Ton univers n’a pas besoin de respecter les lois de notre monde.
Une magie peut exister. Les voyages dans le temps peuvent être possibles. Une civilisation peut vivre sur une autre planète. Une créature peut posséder des capacités qui n’existent pas dans notre réalité.
En revanche, taon lecteurice doit pouvoir comprendre les règles de ton propre monde.
Si une capacité a une limite, cette limite doit avoir un sens. Si une technologie fonctionne d’une certaine manière, son fonctionnement doit rester cohérent. Si la magie possède un prix, ce prix ne peut pas disparaître uniquement lorsque l’intrigue en a besoin.
Je porte une attention particulière à la cohérence des informations présentes dans le manuscrit.
Tous les romans de l’imaginaire ne fonctionnent pas de la même façon.
En fantasy, l’univers, la magie, les peuples ou les systèmes de pouvoir peuvent occuper une place centrale.
En fantastique, l’irruption de l’étrange dans un environnement réaliste peut créer une tension particulière, notamment autour du doute et de ce qui est ou non explicable.
En science-fiction, les technologies, les sociétés futures, les environnements extraterrestres ou les évolutions scientifiques peuvent demander une attention particulière à la cohérence du monde imaginé.
À l’intérieur même de ces genres, les possibilités sont nombreuses.
Il n’existe donc pas une seule manière de corriger un roman issu de la littérature l’imaginaire.
La correction doit tenir compte de ce que tu cherches à faire ressentir et de la façon dont ton univers fonctionne.
Un roman de l’imaginaire peut contenir des dizaines, voire des centaines de termes qui n’existent pas dans notre vocabulaire courant.
Noms de personnages, lieux, peuples, créatures, objets, sorts, technologies, titres, institutions…
Cette richesse fait partie de l’identité du roman, mais elle peut aussi devenir une source d’incohérences.
Une même créature peut avoir deux orthographes différentes. Un lieu peut changer légèrement de nom. Un personnage peut être désigné par plusieurs termes sans que cela soit volontaire. Une majuscule peut apparaître à certains endroits et disparaître à d’autres.
Je veille à harmoniser ces éléments lorsque cela est nécessaire, tout en respectant les choix propres à ton univers.
Créer un monde complexe ne signifie pas que lea lecteurice doit tout apprendre dès les premières pages.
L’une des difficultés de l’imaginaire consiste à transmettre suffisamment d’informations sans transformer le récit en manuel explicatif.
Qui sont ces personnages ? Où se trouvent-ils ? Pourquoi cette règle existe-t-elle ? Que signifie ce terme ? Que risque le personnage s’il échoue ?
Toutes ces informations peuvent être nécessaires, mais leur intégration dans le récit compte autant que leur contenu.
Éviter de noyer l’histoire sous les explications
Une longue explication peut être parfaitement pertinente sur le fond et pourtant ralentir considérablement la lecture. À l’inverse, supprimer trop d’informations peut laisser le lecteur dans l’incompréhension.
J’attire ton attention sur certains passages lorsque la formulation, l’enchaînement ou la densité des informations risque de nuire à la fluidité.
L’objectif est de permettre au lecteur d’entrer dans ton univers sans avoir l’impression de devoir en apprendre le mode d’emploi avant de pouvoir profiter de l’histoire.
Un roman de l’imaginaire porte souvent une voix très marquée : poétique, sombre, épique, contemplative, humoristique, brutale, mystérieuse ou décalée.
Le vocabulaire peut être travaillé. Les descriptions peuvent être longues. Les dialogues peuvent adopter un registre particulier.
Mon travail consiste à corriger ce qui relève réellement de la langue : orthographe, grammaire, conjugaison, accords, syntaxe, ponctuation, typographie, répétitions et maladresses.
Une formulation inhabituelle n’est pas forcément une erreur. Un mot peut avoir été choisi volontairement. Une construction peut participer au style d’un personnage. Une répétition peut être recherchée. Une règle typographique peut découler d’un choix propre à ton univers.
Avant de modifier, il faut donc comprendre.
Je préfère préserver un choix d’écriture volontaire plutôt que corriger mécaniquement quelque chose qui participe à l’identité de ton roman.
Je ne découvre pas uniquement le parcours d’un manuscrit lorsque je commence une correction.
J’écris moi-même des romans et je les auto-édite.
Je connais les différentes étapes qui entourent un projet indépendant : écrire, réécrire, relire, faire corriger, préparer son texte et le mener jusqu’à sa publication.
Cette expérience me permet de comprendre ce que représente le fait de confier un univers auquel on a consacré des mois de travail.
Que tu écrives de la fantasy épique, de la romantasy, de la fantasy urbaine, du fantastique, de la science-fiction, de la dystopie ou un récit à la frontière de plusieurs genres, ton roman mérite une correction adaptée à ses particularités.
Je porte une attention particulière à la cohérence du vocabulaire, aux répétitions, aux descriptions, aux dialogues, au rythme des scènes et à la manière dont les informations propres à ton univers sont intégrées au récit.
Je veille aussi à ne pas gommer ce qui fait la personnalité de ta plume, parce qu’un univers original mérite mieux qu’une correction automatique qui traite chaque phrase de la même manière.
Tu as peut-être passé des mois à dessiner une carte, créer un système de magie, imaginer une civilisation ou réfléchir à ce qui rend ton monde différent du nôtre.
Tu as construit des personnages, des règles, une histoire et tout un ensemble de détails que taon lecteurice ne découvrira parfois qu’au fil des pages.
Tout ce travail mérite un texte à la hauteur de l’univers que tu as créé.
Une faute, une incohérence ou une formulation maladroite ne remet évidemment pas en question la valeur de ton histoire, mais lorsque lea lecteurice rencontre trop souvent ces obstacles, ils peuvent l’empêcher de se laisser complètement emporter.
Tu t’occupes de créer le monde.
Je m’occupe de faire en sorte que les erreurs de langue ne l’empêchent pas de prendre vie sur la page.